Batman. Le super héros sans pouvoir et plein aux as. Le chevalier noir. Tout le monde le connait. Que ce soit à travers les comics, les dessins animés ou les nombreux films le mettant en scène, Batman continue de nous faire rêver. Après un premier essai sur console HD plus que réussi avec Batman Arkham Asylum, Rocksteady Studios remet ça dans une ville déjantée, Arkham City. La team a-t-elle réussi son pari fou; à savoir nous donner un jeu encore plus abouti? Réponse au bout de ces quelques lignes.
Royal Rumble
Le jeu commence fort quand on voit la succession de vilains dans le premier quart d’heure du jeu. En fait, on n’avance pas de mission en mission, mais on se laisse littéralement porter par le scénario du jeu. On joue pour savoir ce qui va se passer ensuite et on n’a pas l’impression de jouer à un jeu, mais d’incarner le personnage de Batman. On se retrouve tout de suite dans la peau du personnage, scotché à l'intrigue principale.
Chaque étape de l'histoire s’enchaine avec brio. On peut ainsi avancer dans le jeu sans devoir attendre où chercher la suite des événements. Tout est présent à l'écran pour nous aider à avancer et si l'on ne trouve toujours pas, c'est Batman lui même qui nous aiguillera vers le bon endroit où aller. On sait pertinemment ce que l’on attend de nous et on peut du coup aller de l’avant pour découvrir ce que nous réserve la suite de scénario; l’histoire d’Arkham City étant très riche en rebondissement.
La force de l'histoire est à la fois une faiblesse du jeu. Pour ma part, le (trop) grand nombre de personnages est à la fois porteur de l'histoire principale, mais cela rend le tout parfois trop gros. Les différents vilains jouent trop souvent à « qui c'est qui a la plus grosse », et du coup Batman est mis en retrait. Dommage!
Ambiance Dark garantie
Les dialogues du jeu, que ce soit in-game, durant les cut-scenes ou les cinématiques, sont vraiment excellents. Durant le jeu, ils donnent une dimension rarement atteinte et rendent le tout très crédible. Ces derniers sont bien écrits (et bien doublés!). Ils sonnent juste et permettent de donner vie à tous les personnages présents à l'écran. Le vocabulaire utilisé par les différents protagonistes est bien choisi. On y croit plus que jamais!
Des petites subtilités souvent bienvenues poussent le jeu et son ambiance vraiment très loin. On retrouvera par exemple lors d’un passage avec le "pingouin", la voix de ce dernier en tant que guide du musée. Vraiment sympa et décalé, on en redemande et on n’hésitera pas un seul instant à activer le son des vitrines exposées pour entendre la prochaine réplique de ce personnage complètement déjanté.
Les musiques font partie intégrante de cette ambiance très réussie. Chacune d’elle colle parfaitement à la situation, à l’endroit où l’action se déroule. Elles valent à elles seules le détour ; tout comme l’ambiance générale du titre d’ailleurs. L'atmosphère d'Arkham City est sombre et froide; et on le ressent derrière son écran.
Tout le monde n'est pas Bruce Wayne
J'ai fait mon test en mode difficile, et autant dire que ça l’est réellement! J'ai vraiment galéré à pas mal de moments, notamment lors de combats où le nombre d'adversaires était important. Les morts répétées pourront certainement décourager certains joueurs et les faire passer en mode de difficulté normal. A ce niveau de difficulté, la prise en main est rapide et les ennemis moins hardcore. C'est plus vite jouable, bien que le niveau reste honorable afin d'apporter au joueur un challenge bien relevé.
Mais pour les autres, ceux qui s'accrocheront, le mode difficile vous fera vivre une expérience qui vaut le détour et je ne pourrais que conseiller de tenter l'aventure de cette façon seulement.
Un gameplay génial, mais encore mieux
Ceux qui ont terminé Arkham Asylum ne seront pas dépaysés par le gameplay de ce titre. On reprend le même pour Arkham City, mais avec quelques ajouts qui le rendent encore meilleur (qui aurait cru cela possible) ? On garde toujours la possibilité de faire évoluer le héros dans différents secteurs (combat, armure, gadget, infiltration,…) en fonction de son style de jeu ; même si on deviendra assez rapidement complet dans tous les secteurs (ce qui n’est pas plus mal au vue de certains passages vraiment difficiles).
J’ai pour ma part axé dès le début de l’histoire la plupart de mes points dans la compétence de combat. La difficulté de ceux-ci étant tellement relevée en mode difficile qu’il est primordial d’avoir un grand nombre de solutions pour mettre rapidement au tapis les différents types d'ennemis. Ce qui est à souligner aussi, c’est que les ennemis ont tous un look différent à l'écran, ce qui nous ne nous donne pas l’impression de nous battre contre une bande de clones, et heureusement pour nous, ça rend le tout beaucoup plus crédible. Merci au directeur artistique.
Catwoman, t'as fait comment pour l'avoir?
Arkham City vous tiendra devant votre écran manette en main durant une quinzaine d'heures au moins. Mais là, ce n'est que le scénario principal. Si l'on ajoute à cela les quêtes secondaires, les quêtes annexes du Veilleur, de Deadshot, de Freeze, de Nigma, de Calendar Man ou encore de Zsasz; les Défis Prédateur et Combats, le New Game+,... Bref, vous comprendrez très vite que la durée de vie sera rallongée d'un bon nombre d'heures, encore plus si vous espérez faire un score en ligne sur certaines cartes défis. Juste énorme!
Petit point noir, ou trahison extrême pour certain... Le pack Catwoman à activer via un online pass, permettant de débloquer une partie du gameplay présent sur la galette, n'a vraiment pas fait l'unanimité, c'est le moins que l'on puisse dire. L’idée est d’offrir un DLC dans les jeux neufs pour ensuite le faire payer aux acheteurs du jeu d'occasion. Si cela reste une pratique moyennement acceptable, le jeu prend une autre dimension quand on incarne la jolie féline. Catwoman dispose de ses propres challenges et défis, amenant ses propres Trophées / Succès. Le gameplay change radicalement et c’est encore une fois du très bon travail de la team Rocksteady Studios. Mais comme je l’ai dit, ça ne va certainement pas plaire à tout le monde.
Ce qui ne risque pas de plaire également, c'est le grand nombre de DLC prévus pour Arkham City. Si on veut tous les acquérir, à combien nous reviendra le jeu complet? Le terrain de jeu et l'histoire étant propice à l'incrustation de plusieurs personnages, c'est ici un créneau déjà tout formaté par lequel Warner et Rocksteady ne se cachent pas d'y vouloir mettre leur pied/notre argent...
Le jeu de l'année ?
Je ne vais pas tourner autour du pot. Malgré son scénario légèrement en deça de ce que l'on espérait, Batman : Arkham City est un jeu exceptionnel. Beau, long, envoutant, jouissif... On prend son pied à diriger le super héros et à mettre des grosses patates dans la tronche de tous ces détenus délirants de la ville prison.
L'open world étant un prétexte aux missions secondaires et à une liberté pour s'amuser, la majorité des missions se dérouleront toutefois en intérieur. Mais dans les deux cas, le level design est tout bonnement génial. La version pc retardée devrait offrir un jeu encore plus abouti, notamment au point de vue visuel. Cette dernière utilisera les technologies graphiques (physiX, 3D vision 2,...) ça promet!
Je recommande donc ce jeu à tous ceux qui veulent un défi relevé dans un jeu visuellement bluffant et à la durée de vie conséquente.
Les moins :
- le pass online
- le scénario un peu en dessous des attentes
- les futurs DLC
Les plus :
- l'ambiance générale du jeu (surtout les dialogues et les musiques)
- le gameplay au poil
- la difficulté du titre
- tout le reste
Editeur : Warner Interactive
Développeur : Rocksteady
Genre : Action / Aventure
Sortie chez nous : Dispo sur console / le 18 novembre 2011 sur pc.
Classification : Déconseillé aux - de 16 ans
Existe sur : Playstation 3 / Xbox 360 / PC
Note : 18/20
















