

Assassin's Creed Revelations est l'épisode qui avait pour mission de démêler tous les noeuds créés au fil des différents épisodes (quatre sur PS3/XBOX360/PC et huit si on compte toutes les plateformes) de la franchise d'Ubisoft. Après un Brotherhood qui s'en est sorti avec les honneurs, notamment grâce à son mode multi énorme, cet AC Revelations, paru tout juste une année après, tient-il toutes ses promesses? Verdict dans ces quelques lignes écrites avec amour et passion.
Ma che bella città
Comme dans les épisodes précédents, le jeu se déroule dans une ville ouverte, ici un peu plus petite que celles des précédents opus. Cette fois, l'action se déroule à Constantinople, terrain de jeu splendide aux couleurs chaudes, dans lequel votre maître assassin évoluera avec la classe qu'on lui connaît, malgré son âge plus avancé.
L’architecture de la ville, la diversité des décors ou encore les variations atmosphériques comme la brume renforcent l’univers dans lequel l’histoire se déroule. La ville est animée. Pas que dans les marchés, mais aussi dans les petites ruelles. On est toujours amené à prendre le contrôle des quartiers de la ville en éliminant un commandant, souvent bien caché et à tendance fuyarde.
Le gameplay est toujours aussi efficace, les combats s'enchaînent toujours aussi bien. Cet Ezio est un vrai boucher! Par contre, n'essayez pas de jouer à ACR après avoir joué à Batman Arkham City ou inversement, sinon pendant les combats, ça donnera du gros n'importe quoi...
Le vieux Ezio garde donc de bons restes pour ce Revelations. Il continue à grimper sur les murs et les toits tel le prince de Perse; et ses skills à l'épée sont toujours aussi dévastateurs. Du coup, un joueur avec un peu de bouteille survole assez facilement le jeu, même si on retrouve ça et là des ennemis un peu plus coriaces.
Uno dopo l'altro
On retrouve dans AC Revelations les nouveautés apportées par Assassin's Creed Brotherhood; à savoir la possibilité de recruter des assassins et de les envoyer en mission ou encore de restaurer des magasins et d'y investir. Côté nouveautés, pas grand chose en fait.
On retrouve quand même un système de craft qui permet de créer toutes sortes d'explosifs. Ce dernier se voulait intéressant, mais en pratique, il n'apporte pas réellement grand chose au gameplay. Il est toutefois bien pensé et on aurait voulu en avoir besoin.
Ma mi piace comunqueLe crochet qui sert d’arme et de tyrolienne permet d'étoffer son panel de stratégies. La vision de l'aigle a quant à elle été totalement revue. Il faut désormais scruter la foule pour retrouver sa future cible, celle-ci était avant identifiée toute seule. Du coup, on y gagne en immersion car on doit faire la démarche. C'est bête mais ça paye.
Revelations n'est pas un mauvais jeu, loin de là. La narration est le point fort de cet Assassin's Creed. Cette dernière renforce l'immersion globale du jeu. L'histoire est intéressante, cohérente et bien construite. Les passages où l'on incarne Altaïr sont agréables à jouer.
On oubliera pas Desmond, coincé dans l'animus; mais les moments passés en sa compagnie n'ont que peu d'intérêts et sont plutôt lourds à jouer. Certains points du jeu comme la collecte des fragments de mémoires dans la ville plombent assez rapidement le rythme. Ça devient vite ennuyeux. La magie des premiers épisodes s'estompe peu à peu, mais le jeu reste très bon.
Qual è la vera rivelazione
Le contenu du jeu, entre la quête principale, les quêtes de factions et de guildes, est plus qu'honorable, bien que les choses se ressemblent souvent, hormis certaines missions moins habituelles.
Là où Revelations tir son épingle du jeu, c’est dans son mode multijoueur. Une interface améliorée, des possibilités de customisation à la hausse et le tout vue sous l’angle des Templiers.
Fini les méthodes de bourins du précédent opus, ici, il faut être furtif et stratégique pour faire un maximum de points. D’ailleurs, des bonus de points sont attribués aux proies réactives, et des malus au prédateurs.
Vraiment, ce mode multi est un bijou, et le solo un bon jeu d’aventure.
Editeur : Ubisoft
Développeur : Ubsoft
Genre : Action, aventure, infiltration
Note : 15/20
LES PLUS :
- Une ville à tomber par terre
- Un gameplay toujours aussi agréable à jouer
- La suite de l'autre
- Un mode multi encore plus abouti
LES MOINS :
- Parfois ennuyant
- Le jeu porte mal son nom
- Les passages de Desmond












