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Aux premiers jours de l'été 2012, je n'ai que des vacances sportives sous le soleil de Dubaï à vous proposer. Le soucis, on est loin du voyage d'agrément ! M4A1, lance roquettes, grenades et munitions seront les principaux éléments à emporter dans vos bagages si vous tentez l'aventure Spec Ops : The Line. Si vous avez le courage et la santé mentale pour, c'est un voyage magnifique vous attend...

Necessita Corones :

Il en faut dans le patalon pour y jouer aussi !Pour ceux qui ne le savent pas, Spec Ops est une licence qui date de plus d'un lustre. Lancée en 1998 et très vite tombée dans l'oubli après des épisodes désastreux, il en fallait dans la pantalon à 2K Games et au studio berlinnois de Yager Development pour la désabler, la relancer et en faire (enfin) quelque chose de bien.

Moyens utilisés pour arriver à un bon Spec Ops en 2012 : une destination encore jamais utilisée depuis lors, une ligne de conduite violente à suivre par des phases de jeu marquantes et de terribles choix humains à faire tout au long de l'aventure. L'objectif avec ce nouveau titre est clairement de nous mettre mal à l'aise en jouant ! Un pari risqué pour 2K Games...

Au soleil :

Walker et son équipe auront du sang sur les mainsDubaï, cité du luxe et de la démesure. Ou plutot cité de la terreur et de l'excès dans ce cas ci ! Car c'est en y arrivant que la Delta Force constarera que la capitale n'est plus qu'une ville fantôme suite à des tempêtes de sable à répétition. Le Capitaine Martin Walker, le soldat que l'on incarne dans ce jeu, et son équipe se feront débarquer en hélico dans ce décor apocalyptique à la recherche du Colonel Konrad, leur ancien compagnon d'arme. Présumé mort depuis de longs mois, un récent message radio intercepté par les transmissions semble prouver que le colonel est en pleine forme et qu'il prépare quelque chose de louche. A la Delta Force d'enquêter et de mettre tout cela au clair !

Reste t'il des humains avec un peu d'humanité ici ?Le problème c'est que cette Dubaï ensevelie sous des tonnes de sable n'est pas pour autant inhabitée. Elle ne cesse d'ailleurs d'être constinuellement dévastée par les affrontements entre les "réfugiés" (des survivants de la cité armés) et le 33ème bataillon (des G.I. aux manières peu catholiques). Entre eux, le Capitaine Walker, Lugo et Adams ses deux compagnons de mission, tenterons de remplir leur mission, mais aussi de faire la part des choses, déterminer qui sont les gentils et qui sont les méchants, où est le bien et où est le mal.

Voici donc en résumé le synopsis de Spec Ops : The Line. Mais attention, les rebondissements sont légion et comme je vous le disais plus haut dans le test, de nombreux passages sont incroyablement immersifs et le jeu bénéficie en plus d'une narration digne d'un bon film de guerre. Question scénario, je n'ai eu aucun reproche à faire, que du contraire, j'ai fréquemment eu l'impression d'être spectateur intégré de cette aventure !

Les sables de l'action :

Le système de cover reste basique mais utileLà ou Spec Ops : The Line est une pure réussite je trouve, c'est dans la liaison entre le gameplay à l'action pure et la réflexion profonde du joueur. On retrouve tout d'abord des mécaniques de jeu classiques du bon TPS, rien de bien original donc, mais le tout reste très efficace et simple à la prise en main. Bien qu'un tentinet répétitive, l'action reste ultra-soutenue et quelques aspects novateurs comme l'utilisation d'armes spéciales prises à l'ennemi permettent de relever l'intensité dans des phases de jeux en déclin. L'habitué de ce genre de jeu ne sera certainement pas dépaysé et ne s'en trouvera que plus rapidement introduit dans l'histoire après le court tutoriel de touches de début de jeu.

On y voit rien dans cette tempête !Très jouissif, intéressant et pratiquement obligatoire à Dubaï : l'utilisation du sable. Déjà il arrive fréquemment qu'il vous embête, car en pleine tempête, ce satané sable limitera grandement la vision des ennemis sur le champs de bataille. Mais il peut aussi s'avérer très utile ! Il suffit que je tire quelques balles sur une fenêtre, ou sur une baie vitrée du plafond pour que mes ennemis au sol se fassent ensevelir et me foutent la paix. Il faudra fréquemment faire attention aux interactions avec les décors pour en finir rapidement et sans dommages face à une situation qui semble désespérée.

J'ai cependant regretté qu'on ne puisse pas porter plus de deux armes en même temps, d'autant plus que les munitions s'écoulent très vite et sont très rares. Mais à bien y réféléchir, cela m'a poussé a jouer avec plusieurs types d'armes qui ajoutent du piment à l'action et cela m'a aussi procuré une impression supplémentaire de réalisme ! La gestion des deux équipiers m'a également paru un peu simpliste. Se limitant à leur demander de cibler un ennemi et de focaliser leurs tirs dessus, cela ne me permet qu'un bref instant de répis pour changer de position de couverture et enfin reprendre mes tirs. Ils ne sont donc juste là que pour offrir des tirs de couverture qui trop rarement font mouche.

Peace & Love :

2K n'a pas fait dans le Power Flower !L'intérêt principal du soft réside ainsi dans la combinaison du gameplay et de son aspect psychologique, car en insinuant une réflexion poussée sur le genre humain, je me retrouve sans cesse confronté à me repositioner face au bien et au mal tout au long du jeu. Ma cause est elle juste, ou suis-je en train de faire la mal ? Spec Ops : The Line ne manque jamais de mettre en avant les émotions et les sentiments des personnages une fois face à leurs responsabilités, ainsi que les répercussions de la guerre sur eux, tant physiques que mentales. La mise en scène est tout bonnement géniale et les petites cinématiques pemettent d'immerger le joueur jusqu'au cou dans le morbide de la situation.

Spec Ops : The Line s'en trouve donc d'autant plus intense et poignant à jouer, sans pour autant oublier de mettre le paquet sur la violence extrême qui caractérise réellement les guerres modèrnes. Cette violence, grimpant en intensité au fil des 15 chapitres du jeu, j'en suis arrivé à la qualifier de dégueulasse, notamment quand j'ai accidentellement carbonisé des enfants inncocents dans les bras de leurs mères... Et c'est très bien dans un sens, car c'est dans ces moments là que je me suis rendu compte que j'étais vraiment incrusté dans le jeu et que le pari de 2K Games était réussi. Si vous craquez pour ce jeu, apprettez vous à en voir des horreurs !

Et le reste ! :

Ca donne presque envie d'aller à l'hôtel non ?Si Spec Ops : The Line brille par son immersion, c'est aussi grâce à des décors très réussis et une bande son assez bien fichue. Qui dit Dubaï dit aussi hôtels de luxe, déserts et autres bâtiments high tech. J'ai trouvé leur réalisation est particulièrement réussie, notamment l'intérieur de certains hôtels et gratte-ciels, très colorés, bourrés de détails inspirant la richesse du pétrodollar. Les environnement sont assez variés et l'interactions possibles avec les décors est souvent bien mise en place grâce à des objets sortant de l'ordinaire ou des signes visibles.

Côté son, non seulement les doubalges français sont d'excellente facture, mais les musiques sont des thèmes américains biens connus qui collent parfaitement au jeu et à son ambiance, notamment l'intro qui ne manquent pas de rapeller un certain Apocalypse Now. Ces musiques émanent souvent de postes radio que l'on croise au fil du jeu. Les bruitages, comme ceux des tirs sont eux aussi très convaincants.

Dubaï reste magnifique, même ensabléeLa où le bas blesse, c'est au niveau de la durée de vie. C'est vrai qu'au vu de l'intensité du jeu on a pas envie de s'arrêter, mais je la trouve légèrement courte. Il m'a fallu un peu moins de 10 heures de jeu pour terminer en mode normal l'aventure, et encore, j'ai beaucoup traîné et recommencé certaines phases plus hardcore. La difficulté maximale se montrera vraiment très compliquée à terminer et offria un défi supplémentaire c'est certain, mais une fois vécu, Sepc Ops ne bénéficie pas d'une très grande rejouabilité. La seule option intéressante pour ne pas le quitter sera alors de se retourner vers le mode coopération en ligne, proposant des missions aux objectifs variés et apportant un plus au scénario, étant donné qu'elles se situent chronologiquement avant le débarquement à Dubaï.

Pour une juste cause ? :

Je suis triste d'arriver à la fin du jeu !Je sais, je suis méchant, mais je ne croyais pas beaucoup en Spec Ops : The Line lors de ses longs mois de développement. Mais là, pour une surprise, c'est une très bonne surprise ! Je suis entièrement conquis. 2K Games et les développeurs de Yager ont réussi le difficile pari de lier l'action pure et dure à de la réflexion profonde, le tout dans une représentation aussi magnifique qu' apocalyptique de Dubaï.

Il est certain que ce nouvel épisode peut paraître un peu répétitif par moments, mais la mise en scène avec ses nombreux passages de plus en plus violents rendent Spec Ops : The Line diablement immersif et lui permettent de garder un rythme soutenu. Mention spéciale bien sur à la narration, qui nous pousse en même temps que les protagonistes qui ne maîtrisent plus rien, à nous remettre en question à chaque scène de jeu et à cogiter sur le côté trash du genre humain, l'horreur et les ravages de la guerre.

Au final, je vous assure que Spec Ops : The Line est un TPS efficace et de qualité, m'ayant plongé dans un conflit, voir même bain de sang des plus intense. Y jouer est vraiment une expérience unique. Mais attention, même en tant que le pire joueur ayant une bribe d'intelligence et de cœur, on en sort pas indemne, on est plus le même homme à la fin de l'aventure !

 

Les +

  • - L'aspect psychologique et moral
  • - La mise en scène et la narration
  • - Dubaï c'est original et réussi
  • - La violence réaliste et progressive
  • - Une bande son géniale

Les -

  • - Un gameplay peu novateur
  • - Durée de vie un peu faiblarde
  • - Le combat rapproché peu utile
  • - Adam et Lugo qui manquent de capacités au combat

Editeurs : 2K Games

Développeurs : yager Development

Genre : TPS / Action

Multijoueurs : En coop et en deux équipes de 4

Classification : Strictement interdit aux -18 ans

Existe sur : PC / Xbox 360 / PS3

Note : 17/20

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