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L’arrivée de Hitman : Absolution dans mon joli PC très haut de gamme tellement puissant qu’il consomme autant d'énergie qu’un petit pays comme le Botswana m’a à la fois réjoui et désemparé. Vous comprendrez le pourquoi de cette fin de phrase à la fin de mon avis sur ce jeu, avis totalement subjectif et dénué d'intérêt. Posons-nous néanmoins la vraie question, quel intérêt y a-t-il à lire l’avis d’une personne qui critique un produit de divertissement ? Vous avez 2 heures !

Tellement beau qu'il vous glace le sang

Sur console déjà, le jeu est très réussi, la faute à une direction artistique très soignée et une ambiance sonore dynamique qui accentue la cohérence des situations et le réalisme global du titre . C’est toutefois sur PC (il en est désormais coutume) que Hitman : Absolution explose littéralement.

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Les Danois d’IO Interactive ont développé pour ce nouvel épisode un nouveau moteur graphique, Glacier 2, qui leur permet de mettre en place plusieurs éléments rendant le jeu singulier et réaliste. Le moteur 3D maison tourne parfaitement avec un framerate qui ne descend pas en dessous des 60 fps. Avec une bonne carte graphique, poussez les paramètres sur “high”, activez la V-Sync et faites plaisir à vos yeux. Mentions spéciales pour la gestion de la foule qui est exceptionnelle sur des niveaux comme le Strip-Club, la gare ou Chinatown, le rendu des lumières très réaliste, ses couleurs légèrement saturées et un contraste élevé qui donne un style unique au titre. Du grand art !

Agoraphobe s'abstenir !

Le gameplay a lui aussi subi un petit lifting. Je parlais de la foule impressionnante sur certaines missions. Si dans Blood Money et des missions comme “Mardi Gras”, la foule servait plutôt d’effet graphique, dans Hitman : Absolution, elle fait partie intégrante du gameplay. L’IA réagit en fonction des policiers et de notre comportement. Attention à ne pas déclencher un mouvement de panique général en sortant une arme ou en liquidant sa cible de façon trop précipitée.. Il est également possible de se glisser au milieu de la foule pour d’un coup disparaître aux yeux de ses poursuivants, en se cacher au milieu d’un petit groupe qui sera identifié comme tel.

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47 peut maintenant se mettre à couvert et évoluer en longeant les murs et en passant de couverture en couverture. Extrêmement pratique, mais attention aux angles de vision parfois trompeurs. Mais la vrai nouveauté de cet épisode 2012, c’est l’Instinct qu’on pourrait comparer à de la "mana" permettant d’utiliser certaines compétences. Celles-ci “coûtent” de l’Instinct. Il faudra donc recharger sa jauge en effectuant différentes actions (éliminer un garde en silence par exemple). Dans les faits, il est presque impossible de ne pas utiliser l’instinct et d’évoluer au sein d’un niveau sans se faire repérer. Une fois déguisé, c’est en usant de l’instinct que l’on évitera de se faire reconnaître.

Hey toi, fais voir ta tête ! Parle à ma main j’te dis ouais

Vous assommez un flic et prenez ses vêtements. Vous évoluez maintenant en policier, et tombez nez à nez avec un autre policier. Ce dernier vous fixe du regard et s'aperçoit rapidement que vous n'êtes pas de la maison. C’est là que l’Instinct rentre en jeu. En activant cette capacité, l’agent 47 se débrouillera pour cacher son visage, discrètement, le temps de passer et de sortir du champ de vision de l’autre policier.

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Ici, pas de quoi crier au scandale, d’autant que la jauge se vide très vite, donc pas moyen de faire tout le niveau la tête baissée et la main devant le visage. Un autre façon d'utiliser l’instinct est d’utiliser le mode exécution Un peu comme dans Red Dead Redemption. Souvenez-vous ! On marque différents ennemis, on relâche et 47 dégaine et enchaîne les malheureux. Plutôt efficace, mais aussi très bruyant.

Terminons maintenant avec les capacités à éviter si l’on veut profiter d’une vraie expérience de jeu. La possibilité de voir à travers les murs pour connaître l’emplacement des ennemis. Et enfin la possibilité de faire apparaître sur le sol le chemin emprunter par un garde durant sa ronde. Fort heureusement, les niveaux de difficulté hard et surtout expert sont là pour rétablir le vrai équilibre. Le mode Pure, quant à lui, est à essayer au moins une fois dans un second run !

Avec Hitman : Absolution, IO Interactive voulait mettre un peu plus en avant le scénario et donner un coté humain à l’agent 47. Cet aspect est pour moi un cran en dessous du reste. On passe trop vite du 47 machine à tuer au 47 protecteur au grand coeur que l’on nous sert dans cet épisode. Tout ça manque de profondeur pour que ça semble réel. Personnellement, je ne joue pas à Hitman pour son scénario, mais pour ses missions, chacune prise indépendamment les unes des autres. Et c’est là que l’on attendait les développeurs au tournant. Recommencer 100 fois une missions pour la terminer d’une façon différente à chaque essai, voilà ce que l’on recherche dans un Hitman. Et heureusement, c’est encore possible !

Il y a de l’espoir

A la différence des épisodes précédents, Hitman : Absolution suit un scénario. Il ne s’agit plus ici d’assassiner des cibles sans lien entre elles. Les missions sont donc séquencées. Là où le bât blesse, c’est que pour lier toutes ces missions, on doit passer par certaines phases de jeu (parfois très longues) qui ne sont pas du tout du Hitman comme on l’entend. Vouloir jouer certaines missions de manière furtive tient quasi de l’exploit et à coté de ça, on vous sert des trousses de secours et du semi-automatique en veux-tu en voilà pour nettoyer le niveau sans trop avoir de problèmes à se faire. Les puristes s’arracheront les cheveux et jureront haut et fort aux dieux de l’infiltration que chez IO Interactive, on a perdu la tête.

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Pas tant que ça finalement. Le nombre de mission est bien supérieur à celui de Blood Money et on passe de missions très ouvertes où il faut prendre son temps, analyser le niveau, écouter une conversation pour recueillir des indices, planifier une stratégie avant de se lancer dans l’assassinat, à des missions beaucoup plus linéaires et scriptées où l’on nous suggère fortement de ne pas y aller avec le dos de la cuillère. C’est clair, ce n’est pas du Hitman. Ceci dit, ça reste très propre et parfaitement jouable. Si l’on prend ces missions pour ce qu’elles sont, c’est à dire des liens vers et entre les vraies missions, on peut plus facilement juger de la qualité du titre, sans rentrer dans le schéma une mission réussie, une mission ratée.

Un mode online en solo

Le mode Hitman Contrats vous propose un challenge de scoring. Dans ce mode, vous pourrez créer vos propres contrats personnalisés à partir des niveaux d’Hitman : Absolution. On peut choisir jusqu’à 3 cibles par contrat, l’arme avec laquelle la cible doit être exécutée et l’endroit par où 47 devra mettre les voiles. Il est dommage qu’on ait pas plus de liberté, notamment au niveau des scritps et du placement des PNJ en début de mission.

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Ce mode de jeu fonctionne toutefois très bien. Les contrats sont régulièrement mis à jour et l’ensemble rallonge la durée de vie du titre. Certains contrats créés donnent l’impression que celui qui l’a imaginé puis exécuté est un surhomme. Il y a une part d’aléatoire durant la création du contrat, qui fait qu’on se demande parfois comment faire pour respecter les conditions. Bref, les amateurs de scoring et de challenges seront ravis.

Un jeu qui s’infiltre dans notre ludothèque !

Malgré ses quelques missions en dessous et ses passages linéaires, Hitman : Absolution est un excellent jeu d’infiltration. Les puristes feront la moue l’espace d’un instant, jusqu’à ce que le “Glacier 2” éblouisse leurs yeux de veau mort et mette en lumière les bons points de ce nouvel épisode. Une ambiance extraordinaire, une gestion de la foule comme jamais on n’en a vu auparavant, certains niveaux vraiment géniaux et un plaisir de s'infiltrer et de tuer des gardes avec la corde à piano qui demeure intact. Ne pas jouer à ce Hitman : Absolution serait une bien belle erreur. Ne venez pas vous plaindre en disant que je ne vous avais pas prévenu !

Les plus

  • Le nombre de missions
  • Les dialogues
  • L'ambiance globale
  • L'excellente rejouabilité
  • Le mode Contrats

Les moins

  • Le scénario
  • Certaines missions en dessous
  • Le coté linéaire
  • Peu de nouveautés

Editeurs : Square Enix

Développeurs : Io Interactive

Genre : Infiltration 

Multijoueurs : oui en solo

Classification : Déconseillé aux moins de 18 ans

Existe sur : PS3, Xbox 360, PC (version testée)

Note : 15/20

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