Dante’s Inferno
Note du Test :

Dans la même lignée que God of War, Dante’s Inferno avoue, sans craintes aucune, ses liens de parenté avec la référence en terme de Beat’em all. Seulement on ne peut pas se contenter de dire qu’il ne s’agit que d’une copie conforme à la sauce Jesus Christ (prononcé Djèseus Krayst) puisque là où Kratos s’en allait à la rencontre des dieux des cieux, Dante lui devra affronter les profondeurs de l’enfer d’après les préceptes de la sainte Bible.

Mû par un scénario des plus mélodramatiques, Dante se voit dans l’obligation de rejoindre les enfers afin de récupérer, c’est le cas de le dire, sa femme Béatrice. C’est alors que vous plongez dans un univers des plus malsain, guidé par un Virgile aussi charismatique qu’une paire de moufles et entouré de tout un tas de trucs que vous n’auriez même jamais pu imaginé. Et c’est là qu’on aborde le point fort du bébé de Visceral Games : l’ambiance fracassante des enfers. Plane cette odeur acre du souffre et cette chaleur étouffante, accompagnée d’images morbide et ô combien répétée de petites gens souffrant sous la torture d’un enfer sans merci.

« Plus jamais la notion de plaisir ne se fera sentir »

Dante Inferno screen002Et pour cause, une fois habitué aux cris de souffrances et aux pleurs maladifs des tapettes qui résonnent un peu partout, vous remarquerez qu’en réalité, la ligne scénaristique du titre se suit inlassablement du début à la fin. De fait, ce léger détail démasque au grand jour une espèce de progression sans grande ambition. Ici et là, du menu fretin à dégommer à la manière de GOW ou de Bayonetta. Ensuite comme à l’accoutumée, un gros Dante vs le Boss de fin de niveau qui est chaque fois précédée par une descente toujours plus profonde dans les enfers. On comptera en tout et pour tout, 10 arènes qui ne parviennent pas à camoufler le manque de créativité. Attention, je parle ici du gameplay qui devient très vite répétitif, mais aucunement du level-design qui est digne, par moment, d’un vrai chef-d’œuvre artistique post apocalyptique.

Dante Inferno screen001Au tiroir des bonnes nouvelles, on retrouvera une gestion de l’évolution de Dante des plus intuitive qui permet d’acheter avec les âmes des morts que l’on récupère lorsqu’on les … tue ? Quoi qu’il en soit, ces âmes permettent de choisir dans une sorte d’arbre des techniques d’attaques ou de défenses de nature sacrée ou impie. Afin de s’y retrouver, il suffit de savoir que Dante a le choix d’absoudre ou de punir lorsqu’il sera question de châtier vos ennemis. Notez également qu’en votre décision résultera une orientation qui délimitera votre achat de techniques à l’une ou l’autre catégorie. Cependant, il est bien évidemment possible de monter un Dante équilibré, à cheval sur le sacré et l’impie et ainsi profiter des attaques et techniques des deux directions.

Tout de même un super jeu !

Dante Inferno screen008Pourtant, comme je le disais un peu plus haut, le manque de créativité et le non-apport de plus value ne font pas de ce Dante’s Inferno un sérieux concurrent de God of War mais juste un adversaire dont il faut se méfier. Encore une fois, attention, si le plus gros défaut du jeu reste ce manque de marque et de personnalité, il n’en reste pas moins un super titre qui varie les plaisirs. En exemple, prenons l’intégration de phases à dos de super gros colosses. On appréciera l’efficacité qu’elles ont fasse aux adversaires, mais on regrettera leur lenteur et le nombre fort limité de leurs apparitions.

Et pour finir, retenons que l’ensemble ne manque pas de tonus et le dynamisme des combats suffit à capter toute votre attention durant la session de jeu. L’ensemble des combos sortent super facilement, et ce, grâce à un couplage de gâchettes et de boutons. On retiendra également le mode Furie qui permet à notre Dante de frapper plus vite, plus fort, mais qui en contrepartie minimise sa défense pendant la durée de celle-ci. Ceci étant dit et pour faire simple : Dante’s Inferno et un petit nouveau dans la série des Beat’em all et on peut dire qu’il s’en sort très bien. A contrario, il lui reste encore l’une ou l’autre chose à apprendre et là-dessus on ne peut que compter sur les studios Visceral Games pour un tant soit peu recalibrer le tir.

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